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14 œuvres distinguées : l’Université de Menoufia accueille la quatrième édition du Prix Abdel Fattah Sabri de la nouvelle


Par Bonjour .Publié le 2026/08/07 23:48
14 œuvres distinguées : l’Université de Menoufia accueille la quatrième édition du Prix Abdel Fattah Sabri de la nouvelle
Août. 07, 2026
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L’Université de Menoufia a accueilli la cérémonie de la quatrième édition du Prix Abdel Fattah Sabri de la nouvelle. Cette édition avait enregistré 259 contributions réparties entre les catégories jeunes talents, nouvelle individuelle et recueil de nouvelles. Au terme de plusieurs étapes de lecture, de sélection et de délibération, 14 nouvelles et recueils ont été distingués, avec des prix d’encouragement et des récompenses exceptionnelles, tandis que certaines places ont été attribuées ex æquo.


La cérémonie a associé l’annonce des résultats à un hommage rendu à plusieurs figures des milieux culturel, artistique, journalistique, universitaire et sportif, ainsi qu’aux membres du jury. L’écrivain Abdel Fattah Sabri, parrain de la cérémonie et du prix, était présent. Ont également participé aux différentes séquences de la soirée le professeur Dr Sobhi Shaaban Sharaf, vice-président de l’Université de Menoufia chargé du service à la communauté et du développement environnemental, ainsi que l’écrivain Mohamed Abdel Hafez Nassef, président du Centre national de la culture de l’enfant et ancien président de l’Autorité générale des palais de la culture.

La cérémonie s’est ouverte par l’hymne national de la République arabe d’Égypte, suivi de la récitation de versets du Coran par le récitant Youssef Mohamed Abou El-Ala. Se sont ensuite succédé les allocutions officielles, les intermèdes musicaux et les hommages, avant que le romancier Hany El-Qatt, secrétaire général du prix, n’annonce les noms des lauréats et ne leur remette leurs récompenses.

L’université ouvre ses portes à la nouvelle

L’accueil de cette quatrième édition par l’Université de Menoufia souligne le rôle de l’institution dans son environnement culturel. Le professeur Dr Sobhi Sharaf y a représenté l’université, tandis que l’écrivain Mohamed Abdel Hafez Nassef a apporté son expérience dans les domaines du récit et de la littérature jeunesse.

L’écrivain Abdel Fattah Sabri, parrain du prix qui porte son nom, a prononcé l’allocution d’ouverture avant de remettre les trophées aux personnalités honorées. Des séquences musicales ont ponctué la cérémonie, qui s’est achevée avec la chanson du prix après l’annonce des résultats et la remise des distinctions.



Des figures venues de différents horizons

Le prix a honoré plusieurs personnalités issues de la culture, des arts, de la presse et du sport, parmi lesquelles le critique et universitaire Dr Shawkat Al-Masri, l’écrivain, journaliste et scénariste Mohamed Shokr, ainsi que l’artiste Mostafa Mourad, actif dans le théâtre et le cinéma.

Ont également été distingués le poète et chercheur Ahmed Mersal, l’écrivain et traducteur Mohamed Farhat, engagé dans la recherche sur le patrimoine et la traduction, et le journaliste Adel Shehtino, dont la carrière est étroitement liée à la vie sociale et culturelle de Menoufia.

Dans le domaine sportif, le prix a récompensé Retaj Hany El-Malti, jeune championne de lutte libre, médaillée d’or aux championnats d’Afrique des moins de 20 ans et des moins de 17 ans.


Un hommage à deux figures disparues

La cérémonie a consacré une séquence particulière à la mémoire de deux personnalités disparues : Nour Nashi et Saïd Abdel Moneim Mohamed Amin. Le conseiller Islam Nashi a reçu le trophée d’honneur au nom de son père, Nour Nashi, tandis qu’Ehab Abdel Moneim a reçu celui de son frère, l’artiste Saïd Abdel Moneim.

Le parcours de Nour Nashi était étroitement lié à la vie étudiante de l’Université de Menoufia, puis à l’administration locale et à l’action publique et politique. Il avait commencé son engagement à la faculté d’agronomie, avant de présider l’Union des étudiants de la faculté puis celle de l’université. Il occupa par la suite plusieurs fonctions administratives et politiques, notamment la présidence du conseil municipal de Nakhl et des mandats au sein des Conseils de la Choura et des représentants.

Saïd Abdel Moneim, quant à lui, reste profondément associé à la scène théâtrale de Menoufia en tant que comédien, metteur en scène, auteur, scénographe, critique et formateur de plusieurs générations de professionnels du théâtre. Il participa à la création de l’Association de dramaturgie et de la troupe théâtrale Al-Baraem, mit en scène des dizaines de spectacles et écrivit plusieurs textes, dont certains furent récompensés dans des concours et festivals universitaires.



Six jurés entre création, critique et patrimoine

Le prix a honoré les six membres du jury, réunissant universitaires, écrivains, critiques et chercheurs en patrimoine. Parmi eux figuraient la romancière et universitaire Dr Howaida Saleh, le nouvelliste, romancier et médecin Dr Mohamed Ibrahim Taha, lauréat de plusieurs distinctions, ainsi que le romancier et chercheur en patrimoine Fouad Morsi, rédacteur en chef de la revue « Al-Qissa ».

Le jury comptait également le nouvelliste Hossam Al-Mokaddem, membre de l’Union des écrivains égyptiens, le romancier et nouvelliste Ibrahim Moawad Ahmed, représentant des clubs littéraires, et le nouvelliste et romancier Hussein Mansour, auteur notamment de récits inspirés du patrimoine populaire de Menoufia.

Cette diversité de profils a permis d’appréhender les œuvres sous plusieurs angles, de la construction narrative et de la langue au rapport au lieu, au patrimoine et au rythme du récit.

162 participations dans la catégorie jeunes talents

La catégorie jeunes talents a enregistré le plus grand nombre de participations, avec 162 nouvelles reçues. Les textes ont fait l’objet d’une évaluation entièrement anonyme selon des critères artistiques annoncés. Chaque juré a attribué ses propres notes indépendamment des autres, avant une séance collective consacrée à la lecture et à l’adoption des résultats définitifs.

Le jury a salué l’imagination et l’ambition manifestées par les participants et décidé d’attribuer deux prix d’encouragement. Khadija Bahaa Ghoneim a obtenu le prix d’encouragement pour sa nouvelle « Le chemin vers l’usine abandonnée », tandis que Sarah Mamoun El-Farmaoui a remporté le deuxième prix pour « Une aventure au troisième étage ».

Sama Mohamed Abdallah Mansour a obtenu la troisième place pour « Qui est le meurtrier ? ». Nourseen Mohamed El-Taliti s’est classée deuxième avec « Le tableau complet », tandis que Shams Mohamed Amr El-Gamal a remporté la première place pour « L’île paisible ».

Le nombre de participations dans cette catégorie témoigne de l’élargissement de la pratique de l’écriture narrative chez les jeunes et a offert au jury un vaste champ pour découvrir des voix au début de leur parcours littéraire. La répartition des récompenses entre cinq œuvres traduit également la volonté d’encourager plusieurs talents, tout en maintenant une hiérarchie des trois premières places.


Quatre œuvres en tête de la catégorie nouvelle individuelle

La catégorie de la nouvelle individuelle a reçu 41 œuvres. Le jury s’est arrêté sur plusieurs textes témoignant d’une maîtrise de l’art de la nouvelle, d’une capacité de condensation et d’une aptitude à construire un univers narratif, avant de retenir quatre œuvres lauréates.

La troisième place a été attribuée ex æquo à Mahmoud Abdel Rahman Zaghloul pour « Ce que les étoiles n’ont pas dit à l’eau » et à Mohand Ali Mahmoud El-Sheashai pour « Le gardien du musée des dinandiers ».

Hany Abdel Nabi Saber El-Tawil a remporté la deuxième place pour « Une trace », tandis que Mahmoud El-Sayed Mamdouh Ibrahim a obtenu la première place pour « Le Soleil voilé ».

Les titres des œuvres primées ouvrent sur des univers contrastés : des étoiles et de l’eau au musée des dinandiers, de la trace dépouillée au soleil occulté par le nom du personnage. Le palmarès souligne ainsi la présence d’une nouvelle qui mise sur la densité du titre et la précision de la scène, offrant au lecteur un accès immédiat à son univers.

 



53 recueils soumis au jury

La catégorie du recueil a reçu 56 recueils de nouvelles. Trois ont été écartés pour non-respect des conditions du concours, ramenant à 53 le nombre d’ouvrages effectivement soumis à l’évaluation.

Le jury a attribué deux récompenses exceptionnelles : la première à l’écrivaine Maryam Mohamed Sultan pour son recueil « Des berceuses qui ne sont pas faites pour dormir », la seconde à l’écrivain Abdel Aziz Abdallah Saudi pour « Fissures dans un mur d’argile ».

Soleiman Abdel Dayem a obtenu la deuxième place pour « Sans ». La première place a été attribuée ex æquo à Ahmed Rahima pour « Les ruelles des immeubles bruns » et à Mohamed Ahmed Fouad Youssef pour « Un poisson rouge à la fenêtre ».

Le résultat traduit la proximité entre deux œuvres arrivées en tête de la catégorie, auxquelles le jury a choisi d’attribuer conjointement la première place. L’instauration de deux récompenses exceptionnelles en parallèle des places officielles a également élargi l’espace accordé aux œuvres que le jury estimait dignes de figurer au palmarès final.

 



Les maisons d’édition apportent leur soutien

À l’issue de l’annonce des résultats de la catégorie des recueils de nouvelles, le prix a adressé ses remerciements aux éditions Batana pour leur initiative de publier l’ensemble du recueil, en saluant particulièrement l’écrivain Yousri Hassan et le Dr Atef Obeid.

Les éditions Beit Al-Hikma ont apporté un autre soutien aux participants en mettant plusieurs de leurs publications à leur disposition pour être offertes en cadeaux. Le prix a remercié le fondateur de la maison, Dr Ahmed El-Saeed, ainsi que son directeur, Amr Mogheeth.

Les chiffres dessinent le profil de cette quatrième édition

La quatrième édition offre une image précise du volume et de la répartition des participations : 162 œuvres dans la catégorie jeunes talents, 41 dans la catégorie nouvelle individuelle et 56 recueils de nouvelles. À elle seule, la catégorie jeunes talents représente plus de la moitié des participations, signe d’un intérêt croissant pour l’écriture de la nouvelle dès les premières années de formation littéraire.

Au total, le prix a distingué 14 œuvres à travers des récompenses d’encouragement et exceptionnelles, des places au classement et des ex æquo. Parallèlement, la cérémonie a réuni devant les jeunes talents des expériences venues de la culture, des arts, de la presse et du sport. Sur une même scène se sont ainsi retrouvés un auteur au début de son parcours, un créateur dont l’expérience s’étend sur plusieurs décennies et des critiques chargés de lire les textes et de désigner les lauréats.

La cérémonie s’est achevée avec la chanson du prix, après la remise des trophées et des récompenses et les remerciements adressés à l’Université de Menoufia, au parrain du prix, aux membres du jury, aux maisons d’édition et aux participants.

Les noms des nouvelles et des recueils récompensés demeurent le résultat le plus tangible de cette quatrième édition : quatorze titres retenus parmi 259 œuvres, dont les auteurs entament désormais une nouvelle étape, celle de la rencontre avec le

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