Des actions au lieu des salaires.. OpenAI propose un concept de travail singulier
Par Joe Wilkins .Publié le
2026/04/11 09:22
Avril. 11, 2026
L’entreprise OpenAI suscite à nouveau la polémique, non pas par les capacités impressionnantes de ChatGPT, mais en redéfinissant les concepts de sécurité d'emploi et de compensation financière. Le leader de l’intelligence artificielle commence à promouvoir l’idée de remplacer les salaires fixes traditionnels par des parts d’actions ou des droits de propriété, ce que certains considèrent comme un pari intelligent, tandis que d’autres y voient la fin de l’ère du salaire stable.
Des rapports récents soulignent que les entreprises d’IA ne cessent de mettre en garde contre une vague d’automatisation massive, susceptible de clore l’ère du travail tel que nous le connaissons. En parallèle, une feuille de route controversée a été publiée, esquissant une vision prospective de ceux qui tiendront les rênes une fois que l’intelligence artificielle superintelligente aura vu le jour.
Derrière la rhétorique fleurie qui imprègne ce document, surgit une logique familière et périlleuse : une corporation puissante tentant de convaincre le monde que le meilleur moyen d’assurer la subsistance des plus pauvres est de laisser les plus riches agir à leur guise.
Un fonds de richesse publique.. des parts dans une croissance incertaine
Le document commence par un avertissement ironique : l’IA superintelligente pourrait concentrer la richesse entre les mains d’un petit nombre d’entreprises. Alors que près de 48 millions de citoyens américains luttent contre la faim, l’entreprise propose une solution consistant à créer un fonds de richesse publique, offrant à chaque citoyen une participation dans la croissance économique générée par l’IA.
Parier sa vie au rythme de la Silicon Valley
Au lieu de renforcer les programmes de protection sociale éprouvés, tels que le revenu de base universel ou l’assurance chômage, OpenAI cherche à lier le bien-être des populations aux cycles de croissance et de récession de l’industrie technologique. L’entreprise suggère une collaboration entre les décideurs politiques et les firmes technologiques pour alimenter ce fonds via des investissements dans des actifs à long terme, visant à capter les profits de la croissance de l’IA afin de les redistribuer aux citoyens, indépendamment de leur capital de départ.
Et si l’intelligence artificielle perdait à Wall Street ?
Ce document ignore la réalité de l’économie de marché qui ne garantit aucune croissance durable, même avec la présence d’une superintelligence. La question demeure : qu’arrivera-t-il à ces citoyens si les entreprises technologiques affichent des résultats décevants lors d’un trimestre ? Ou si ce système d’IA décidait de manipuler les marchés financiers mondiaux ?
Droits fondamentaux ou fantasmes utopiques ?
Ce dont les travailleurs ont réellement besoin, ce n’est pas d’un fonds indexé sur les profits du secteur technologique, mais d’une couverture santé universelle, d’un accès à une alimentation saine et d’un logement stable, loin des fluctuations de la bourse. Contrairement à l’IA superintelligente, ces besoins ne sont pas des rêves impossibles ; ils constituent le socle de base que la plupart des démocraties riches offrent déjà à leurs citoyens, sans avoir à attendre de miracles technologiques.
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