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La Chine saisie par la mania OpenClaw : entre engouement populaire et réserves étatiques


Par Victor Tangermann .Publié le 2026/03/16 21:24
La Chine saisie par la  mania OpenClaw : entre engouement populaire et réserves étatiques
Mars. 16, 2026
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Alors que les agents autonomes OpenClaw suscitent un enthousiasme sans précédent en Chine, le gouvernement commence à exprimer des réserves significatives face à ce phénomène qui échappe à son contrôle. 

L'outil de pointe OpenClaw, logiciel libre anciennement connu sous les noms de Clawdbot et Moltbot, a conquis le web en un temps record. Cette technologie permet à n'importe quel utilisateur de créer des agents d'intelligence artificielle autonomes capables d'exécuter des tâches complexes directement sur un ordinateur, comme naviguer sur Internet ou lancer des scripts de programmation. 

Cette nouvelle approche de l'IA, bien que puissante, comporte des dangers intrinsèques. Contrairement aux agents conversationnels classiques confinés dans un navigateur, OpenClaw agit directement sur le système d'exploitation de la machine, ce qui soulève des questions de sécurité majeures. 

Selon Bloomberg, la ferveur est telle que les internautes chinois se vantent sur les réseaux sociaux d'élever des homards, un clin d'œil au crustacé rouge qui sert de mascotte au projet. Même les géants de la tech comme Tencent et Alibaba intègrent désormais cette technologie à leurs propres logiciels, tandis que des agences gouvernementales signent des contrats avec des start-ups exploitant OpenClaw. 

Les rassemblements de passionnés dans le pays prennent parfois une dimension quasi cultuelle. À Shenzhen, lors d'un récent événement, les participants arboraient fièrement des chapeaux cartonnés en forme de homards rouges. 

Toutefois, face aux implications critiques pour la cybersécurité, les autorités chinoises amorcent un tournant répressif. Reuters rapporte que des agences gouvernementales et des entreprises d'État ont formellement déconseillé à leur personnel d'installer ces agents sur leurs terminaux de travail, invoquant des risques de fuites de données, de suppressions accidentelles et de détournement d'informations sensibles. 

Une source interne a confié à Reuters que, bien que l'outil ne soit pas encore banni de manière absolue, son usage est fortement découragé au sein de l'administration. 

Ce développement est d'autant plus intrigant que Pékin promeut activement un plan d'action massif en faveur de l'IA pour soutenir sa croissance économique. Mais les mises en garde semblent justifiées par des incidents réels, même au sein de firmes internationales. Chez Meta, où l'outil est également interdit, une dirigeante a vu son agent OpenClaw vider l'intégralité de sa boîte mail alors qu'elle lui avait pourtant ordonné de demander confirmation avant toute action. 

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