Lune : Le projet fou d'Elon Musk pour un catapulte électromagnétique géant
Par Frank Landymore .Publié le
2026/02/12 10:20
Février. 12, 2026
Alors qu’Elon Musk semble vouloir reléguer ses ambitions martiennes au rang d’une phase de jeunesse encombrante, l’homme d’affaires braque désormais ses projecteurs sur la Lune. Et comme à son habitude, il ne le fait pas sans fracas ni idées iconoclastes.
Selon des révélations du New York Times, le fondateur de SpaceX a fait part à ses équipes de xAI — sa société d’intelligence artificielle récemment absorbée par le géant de l'aérospatiale — d'un dessein pour le moins audacieux : ériger une manufacture lunaire dédiée à la production massive de satellites dopés à l’IA. Mais la véritable rupture technologique résiderait dans le mode de mise en orbite : un titanesque catapulte électromagnétique.
Vers un « soleil conscient »
Pour les initiés de la science-fiction, le concept évoque immédiatement le « moteur de masse » (mass driver). Il s'agit, en substance, d'un accélérateur capable de propulser des cargaisons dans l'espace sans l'aide de moteurs-fusées conventionnels. Pour Musk, cette infrastructure est le chaînon manquant pour bâtir la puissance de calcul nécessaire à son empire numérique, s’affranchissant ainsi des limites géographiques et énergétiques de la Terre.
« Il faut aller sur la Lune », a martelé Musk lors d’une assemblée générale, rapporte le quotidien new-yorkais. « Il est difficile d’imaginer ce qu’une intelligence d’une telle ampleur pourrait concevoir, mais l’aventure s’annonce absolument fascinante. »
Ce virage sélénite s’inscrit dans une stratégie globale où l’IA spatiale devient le seul vecteur de croissance illimitée. Musk imagine déjà des centres de données orbitaux alimentés par une énergie solaire inépuisable, formant une constellation qu’il qualifie de « soleil conscient ».
Le pivot lunaire : Entre pragmatisme et reniement
Si la destination lunaire semble logique pour une firme spatiale, elle constitue un revirement spectaculaire pour celui qui, pendant des années, fustigeait les missions lunaires, les qualifiant de « distraction » inutile face à l'objectif ultime : Mars. Sa devise, « rendre la vie multi-planétaire », se heurtait jusqu'ici à des calendriers trop optimistes, promettant dès 2017 une arrivée humaine sur la Planète Rouge pour 2025.
Pourtant, Musk s’en défend : Mars n’est pas abandonnée, elle est simplement devancée. Dans une note récente, il a justifié ce nouveau cap : « SpaceX s’est réorientée vers la création d’une cité autonome sur la Lune, un objectif réalisable en moins de dix ans. Mars prendra au moins vingt ans. La priorité absolue demeure la pérennité de notre civilisation, et la Lune est, en ce sens, le chemin le plus court. »
L'avenir nous dira si ce catapulte géant propulsera l'humanité vers une nouvelle ère ou s'il rejoindra la liste des rêves inachevés du milliardaire.
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